| L’éducation
numérique pour tous |
| Le
projet Education Numérique pour Tous repose sur
un programme massif de diffusion du tableau blanc interactif
sur le continent africain et l’organisation de communautés
enseignantes productrices de ressources. |
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Partager
la révolution
du numérique éducatif |
Une révolution de l’éducation est en marche.
A l’heure où notre civilisation de l’usine
laisse place à une civilisation du savoir, notre transmission
des connaissances se transforme avec le mariage du numérique
et de l’éducatif. Au-delà de la seule promotion
des ordinateurs à l’école ou de la formation
à distance, la vraie révolution éducative
est celle de « l’enseignant assisté par ordinateurs
».
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Le
moyen c’est le Tableau Blanc Interactif. Il remplace le
tableau noir de nos souvenirs d’enfance. Il permet à
l’enseignant d’appeler en projection sur son tableau
des ressources éducatives soigneusement préparées,
par lui-même ou par d’autres, mélangeant
des animations, des exercices, des vidéos, des schémas
en trois dimensions etc.. et réagissant comme on le ferait
avec une souris d’ordinateur, sous son stylo ou sous sa
main. De même, les élèves appelés
au tableau peuvent écrire, effacer, dessiner, manier
des instruments, des règles, des compas ou des microscopes.
Le TBI fonctionne hors connexion Internet grâce à
des ressources préparées à l’avance.
La technologie et la manipulation sont simples. L’enseignant
reste maître de sa classe.
Cette révolution a été initiée en
Angleterre –où aujourd’hui 450 000 TBI sont
déployés- et le mouvement s’étend
aujourd’hui au monde entier. Une florissante industrie
de programmes éducatifs numériques s’est
développée. Dans tous les grands salons mondiaux
consacrés à l’éducation, comme ceux
de Londres, de Dubaï, de Paris ou de New-Dehli, la part
faite au tableau blanc interactif est dominante.
Or aujourd’hui, l’évolution des technologies
permet de réaliser des classes numériques à
très faible coût. Les pays les plus pauvres peuvent
être équipés et des ressources numériques
interactives de qualité peuvent être facilement
diffusées, adaptées ou créées par
les enseignants eux-mêmes.
Partager les bénéfices de la révolution
du numérique éducatif, tel est le sens du projet
« Education numérique pour Tous ».
Ce projet a été initié lors de l’Université
numérique d’été d’Hammamet
(Tunisie) en août 2008, réalisé grâce
à un partenariat entre le FSN, l’Association pour
le Développement de l’Education en Afrique (ADEA),
la BAD, la Caisse des Dépôts et l’AFD et
qui a réuni 18 délégations ministérielles
de pays francophones du continent africain.
Il se développe aujourd’hui autour de plusieurs
objectifs :
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•
Assurer la promotion et la diffusion du Tableau Blanc
Interactif sur le continent africain en mobilisant tous
les financements possibles pour équiper le continent
africain.
• Contribuer à la promotion des communautés
d’enseignants organisés (autour du Français,
de l’Anglais, de l’Arabe et le plus rapidement
possible aussi du Portugais) pour se former à l’éducation
par le numérique, pour accéder à
toutes les ressources disponibles, pour créer ou
adapter des programmes et développer des programmes
spécifiques (notamment en langues africaines).
Le portail Sankoré destiné à l’Afrique
francophone constitue aujourd’hui une première
réalisation.
• Contribuer à la formation des enseignants
au travers d’une Université numérique
francophone de formation des maîtres.
• Participer au développement d’une
formation professionnelle au travers de l’Université
numérique des Métiers. |
Partager
la révolution du numérique éducatif,
permettre aux pays du Nord et du Sud de la mener de concert,
c’est contribuer à relever ensemble les défis
de l’Education pour Tous sur le continent africain.
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L’Education
numérique pour tous,
au service des objectifs du Millenium |
Le programme d’action de l’éducation
numérique pour tous s’inscrit dans la contribution
française au partenariat franco-britannique destiné
à atteindre les objectifs du Millenium en matière
d’éducation sur le continent africain.
L’engagement
franco-britannique :
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«
Ensemble nous entendons construire un nouveau partenariat
pour scolariser 16 millions d’enfants en Afrique
d’ici 2010 et tous les enfants d’ici 2015.
»
« Le Royaume-Uni et la France contribueront chacun
à la scolarisation de 8 millions d’enfants
d’ici 2010. »
« Nous le ferons avec la FIFA, la English FA,
la Premier League britannique, la Ligue professionnelle
de football et la Fédération française
de football d’ici la Coupe du Monde de 2010 qui
se déroulera en Afrique du Sud pour utiliser
l’impact formidable qu’aura cet événement
en Afrique et partout dans le monde. »
« Le Royaume-Uni et la France invitent d’autres
pays à se joindre à eux pour participer
au financement de la scolarisation des enfants qui ne
le sont toujours pas, pour faire en sorte que nous soyons
à nouveau sur la bonne voie pour atteindre l’objectif
d’éducation primaire universelle en Afrique
d’ici 2015. »
« De manière prioritaire, nous travaillerons
avec d’autres pays pour recruter et former les
quelques 3,8 millions d’enseignants supplémentaires
nécessaires pour atteindre l’objectif de
l’éducation primaire universelle en Afrique
sub-saharienne d’ici 2015. »
Déclaration
du sommet franco-britannique - 27 Mars 2008
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Le président de la République
française a confié à Alain Madelin la
mise en oeuvre des objectifs de cette déclaration.
La
mission confiée à Alain Madelin :
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«
Monsieur le Ministre, La
France a réaffirmé son attachement au
développement de l’Afrique et sa volonté
d’atteindre les Objectifs du Développement
du Millénaire. A mi-chemin du calendrier des
OMD, les défis restent immenses et il est nécessaire
de faire davantage. C’est
pourquoi, à l’occasion du dernier sommet
franco-britannique, la France s’est engagée
à construire avec le Royaume-Uni un nouveau partenariat
pour scolariser 16 millions d’enfants en Afrique
d’ici 2010, et tous les enfants d’ici 2015,
et à travailler -avec d’autres pays- pour
recruter et former les quelques 3,8 millions d’enseignants
supplémentaires nécessaires pour atteindre
l’objectif de l’éducation primaire
universelle en Afrique sub-saharienne d’ici 2015.
Je
vous demande d’animer et de coordonner la mise
en œuvre, côté français, de
ce partenariat, et d’assurer la liaison avec nos
partenaires britanniques. Vous
devrez préciser les conditions pratiques de mise
en œuvre de cet engagement, tant en termes de ressources
humaines (recrutement, formation, rémunération
des enseignants), qu’en termes d’infrastructures
(construction et entretien des salles de classe), de
contenu et de moyens pédagogiques.
Vous
pourrez vous appuyer sur les outils existants de notre
coopération bilatérale et multilatérale,
en particulier l’initiative « Pour une mise
en œuvre accélérée de l’éducation
pour tous » (Fast Track), créée
par le G8 en 2002 pour atteindre l’Objectif du
Millénaire de Scolarisation Primaire Universelle
d’ici 2015. Vous
chercherez à mobiliser des concours extérieurs,
notamment en développant les programmes d’éducation
numérique initiés par le Fonds Mondial
de Solidarité Numérique en direction de
l’Afrique, en faisant appel à des partenariats
privés avec des entreprises ou des fondations,
en mettant en œuvre des financements innovants.
A
l’approche de la Coupe du Monde de Football de
2010 qui se déroulera en Afrique du Sud, vous
chercherez à mobiliser le soutien financier de
la Fédération internationale de Football
ainsi que des fédérations et ligues françaises
et anglaises disposées à s’engager
dans un partenariat équilibré, valorisant
leur rôle et leur identité...
Nicolas
Sarkozy »
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Sankoré,
le portail francophone
des ressources numériques interactives
au service des enseignants africains |
Le
portail Sankoré dont la 1ère version a été
mise en ligne à l’occasion de la rencontre de
Bamako est au cœur du programme Education numérique
pour Tous.
Ce
portail a été conçu sur la base des recommandations
de l’université numérique d’été
d’Hammamet organisé par un partenariat entre
le FSN, l’ADEA, la BAD, la Caisse des Dépôts,
et l’AFD qui a réuni 18 délégations
ministérielles de pays francophones du continent africain.
Ce
portail développé en partenariat avec INTEL,
fera l’objet de versions successives pour être
pleinement opérationnel à la rentrée
scolaire 2009-2010.
Sankoré
est réalisé dans le cadre d’un partenariat
public privé opérationnel (devenir partenaire)
ouvert au sein de la communauté d’intérêts
francophone impliquant des partenaires techniques et financiers
oeuvrant pour le développement de la solidarité
et de l’éducation sur le continent africain.
Un
comité de pilotage et de suivi est en cours de constitution.
Sankoré
devra être au plus tard au 31 décembre 2010 pleinement
approprié par ses partenaires africains.
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L’éducation
numérique
au service des exclus du système éducatif |
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Le
réseau Education Pour Tous en Afrique (REPTA) a pour
but de faire travailler ensemble des acteurs aussi différents
que des ONG, des collectivités territoriales, des entreprises
et des institutions afin de mettre en place ou d’appuyer
des actions concrètes destinées aux populations
exclues du système éducatif comme les jeunes
enfants, les enfants des rues, parfois les filles ou pour
rendre plus efficace le système éducatif en
soutenant des stratégies innovantes comme les classes
bilingues.
Un
premier programme d’expérimentation de tableaux
blancs interactifs dans l’éducation non formelle
Le REPTA a décidé de développer
pour l’année 2009-2010 un programme d’expérimentation
des TBI sur une vingtaine de sites dans cinq pays Bénin,
Burkina-Faso, Mali, Niger et Sénégal.
Ce programme commencerait au Mali, au Burkina Faso et au Sénégal
dès janvier 2009 et continuera au Niger et Bénin.
Quatre sites sont prévus au Burkina : à Sapone
centre de formation de la Fondation pour le Développement
communautaire, à Bobo au centre pour les jeunes de
la rue de l’association Tie, au centre de Bogande, un
tableau pour l’OSEO qui fait de l’enseignement
bilingue depuis des années, enfin un cinquième
qui tournerait pour former des enseignants et les préparer
à cet outil.
Au Sénégal, le REPTA a prévu un tableau
interactif dans une école ou un centre de formation
à Ruffisque, un à M’Bour dans un centre
de formation agricole, un à Dakar pour l’association
Enda-Tiers Monde, un au centre ressource de Rosso et un tableau
tournant pour la formation d’autres acteurs.
Le REPTA est également en contact avec de nombreuses
collectivités territoriales pour qu’elles équipent
le sud en même temps qu’elles équiperont
leurs écoles sur le principe du « un acheté
un donné ».
La mise en place de ces tableaux pourrait se faire dès
la fin janvier au Burkina, parce que la missiuon de coopération
française est prête à investir dans 10
tableaux, et au Sénégal avec l’appui de
la ville de Nantes.
Pour accompagner les tableaux, une équipe du REPTA
assure la formation des enseignants amenés à
les utiliser. Cette formation d’une semaine se déroulera
dans un premier temps à Bamako pour le Mali, Ouagadougou,
pour le Burkina et à Ruffisque pour le Sénégal.
Ensuite les formateurs se rendront sur les lieux d’implantation
pour une semaine encore dans chaque lieu.
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L'université
numérique
des métiers |
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L’université
numérique des métiers s’inscrit dans le
cadre de l’initiative «Education pour tous»
et du projet «Sankoré».
Elle a pour vocation de créer une base de données
de cours de formation professionnelle, destinés au
continent africain francophone en répondant à
ses priorités éducatives.
Dans
un premier temps, il s’agit de collecter, auprès
des organismes francophones spécialisés dans
la formation professionnelle, les enregistrements vidéos
de cours de référence correspondant aux priorités
définies par le Comité de suivi.
Ces cours seront accompagnés de supports interactifs
formatés et indexés selon la technologie Rich
Media (et ainsi enrichis de vidéos, de documents et
d’animations pédagogiques).
Une
fois réalisés, ces cours pourront être
utilisés en ressources numériques interactives
sur le Tableau Blanc Interactif (TBI) puis exploités
par les formateurs et les enseignants africains du secteur
de la formation professionnelle.
Ces
ressources pourront ultérieurement être développées
afin d’être dispensées en formation «
on line ».
Mise en oeuvre :
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L’université
numérique des métiers» est créée
sous la forme d’un partenariat public-privé
ouvert.
•
Pour ce qui est de l’apport des programmes, les
organismes disposant des formations professionnelles
francophones, seront sollicités. D’ores
et déjà, en France, les chambres de commerce,
les chambres de métiers et les secteurs de formation
du bâtiment, de la construction, de l’agriculture
et de la pêche, des métiers de la mécanique
et de la métallurgie, de l’électricité
ont donné leur accord pour apporter des programmes
selon les demandes et les priorités africaines.
• Pour la fabrication et du développement
des programmes de formation professionnels (compatibles
avec les exigences techniques du Tableau Blanc Interactif),
les sociétés Intel, Paraschool et Momindum
apporteront leurs savoir-faire, leur technologie et
leur expérience. Elles pourront , par la suite,
contribuer à la création d’un centre
africain de production et de diffusion des programmes
numériques adaptés aux besoins.
•
Pour le financement et le développement de l’Université
Numérique des Métiers, des premiers partenaires
seront réunis autour de la Caisse des dépôts
et Consignation et du Club francophone des affaires
qui soutiennent ce projet.
Seront également sollicités tous les organismes
internationaux et nationaux ayant en charge le financement
des projets de développement en Afrique.
•
Un Comité de suivi et de pilotage du projet sera
constitué à l’initiative des ministres
en charge de l’enseignement professionnel au Mali
et au Sénégal, et chargé, notamment,
de définir des priorités de l’Université
Numérique des métiers.
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L'université
numérique franco-Africain
de formation des maîtres |
Le
défi
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«
Ensemble, nous entendons construire un nouveau partenariat
pour scolariser 16 millions d’enfants en Afrique
d’ici 2010 et tous les enfants d’ici 2015.
De manière prioritaire, nous travaillerons avec
d’autres pays pour recruter et former les quelques
3,8 millions d’enseignants supplémentaires
nécessaires ».
Déclaration du sommet franco-britannique - 27
Mars 2008.
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Même
en renforçant de manière considérable
avec des financements lourds, les moyens actuels de formation
(matériels et humains) ne permettent pas de relever
ce défi. Un effort doit être fait de plus pour
améliorer la formation et le perfectionnement des maîtres
des secteurs communautaires et informels, lesquels sont par
définition peu accessibles par des moyens conventionnels.
La
réponse à ce défi exige une nouvelle
approche et la mobilisation des technologies et des compétences
de l’éducation numérique.
Création
d’une université numérique francophone
de formation des maîtres.
Créée
avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF),
sur le modèle de « l’Université
Médicale Virtuelle Francophone », cette université
numérique proposera des programmes d’autoformation,
de formation à distance et de formation de formateurs
pour des stages de formation présentiels organisés
par les pays africains partenaires.
Ce
plan de formation des formateurs est conforme aux recommandations
du Sommet des Chefs d’Etat de la Francophonie réunis
au Québec en Octobre 2008.
Cette
formation s’appuiera sur la diffusion de Tableaux Blancs
Interactifs « low cost » réalisée
dans le cadre du programme «Education numérique
pour Tous».
En
effet la formation des maîtres peut se faire au moyen
de l’usage du Tableau Blanc Interactif et de programmes
spécifiquement adaptés prévoyant
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•
une part de cours « clés en main »
• une part professeur destinée à
la préparation de ces cours, à leur adaptation
éventuelle, à l’autoformation concomitante
du maître grâce à des outils d’autoformation
très intuitifs, complétés par une
formation et une évaluation en ligne sur une
plateforme spécifique. |
A
cette fin une plateforme de travail collaboratif et de formation
en ligne sera créée en partenariat avec Intel.
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